Le temps passe, comme un paysage à travers une vitre

Publié le par Max

Hier, alors que je rentrai chez moi par les transports, le RER était toujours silencieux, le regard des gens fuyaient celui de son voisin pour se perdre sur un détail sans importance ou dans le vague, d'autres préfèrent encore porter leur regard sur ce paysage qu'ils connaissent par cœur, qu'ils ont vu ce matin et qu'ils reverront le lendemain. Rien n'aura changer. Le paysage défilent, quelques rythmes acoustiques par ci par là, venant d'écouteurs, des pages qui se tournent, des gens qui rêvent, certains yeux ouverts d'autres fermés.
Chaque voyageur est plutôt bien assis, avec devant lui un autre compagnon de voyage, ils ne se connaissent pas mais se voient régulièrement, ils sont tout de même familiers, un peu comme si ils ne faisaient pas ce bout de chemin seul. Mais devant moi, le siège est vide, personne ne m'accompagne.

Publié dans Au fil du temps

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